Les rites funéraires religieux : catholiques, protestants, juifs et musulmans - 3123 Obsèques
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Les rites religieux

Selon les religions, les traditions et les rites funéraires diffèrent. Il est important de les connaître pour chacun des quatre cultes les plus pratiqués en France.

Le rite catholique

Une messe est célébrée avant l’inhumation, au cours de laquelle un hommage est rendu au défunt par le prêtre et les proches. Avant la cérémonie, le prêtre et la famille choisissent les prières, lectures et chants qui viendront la ponctuer.

Au cimetière, l’inhumation s’accompagne d’une courte cérémonie en présence du prêtre qui procède à la bénédiction du défunt. Pour le monument funéraire, aucune contrainte n’est imposée.

Si les catholiques choisissent traditionnellement l’inhumation, ils sont de plus en plus nombreux à préférer la crémation depuis que l’Église l’a autorisée il y a un demi-siècle.

La seule condition est que la crémation soit postérieure à la cérémonie religieuse et que les cendres ne soit pas dispersées.

Le rite protestant

Avant l’inhumation, une cérémonie de remise à Dieu se déroule au temple. Célébrée par le pasteur, elle ne fait l’objet d’aucune liturgie particulière et se compose de lectures et de chants choisis par les proches.

Au cimetière, le pasteur assiste à l’inhumation et rend hommage au défunt. Même s’il est permis de fleurir la tombe, les familles demandent souvent que l’on fasse plutôt un don à une œuvre caritative.

Autorisée depuis le début du XXe siècle, la crémation est proportionnellement beaucoup plus pratiquée que chez les catholiques. Comme l’inhumation, elle se déroule en présence du pasteur.

Le rite juif

Après le décès, une toilette de purification est effectuée par des personnes du même sexe que le défunt. Elle s’opère selon des règles très précises tandis que sont récités des psaumes. Les soins de conservation ne sont pas autorisés sauf en cas de rapatriement du corps en Israël.

Après la toilette, la famille entame une veillée funèbre au cours de laquelle sont lues des prières. Pendant cette veillée, une bougie est perpétuellement allumée pour symboliser l’immortalité de l’âme, et le défunt ne doit jamais être laissé seul.

L’inhumation se déroule généralement 24 heures après le décès. C’est au cimetière que se tient la cérémonie religieuse en présence du rabbin. On y récite le Kaddish, la prière des morts, puis les proches jettent chacun trois pelletées de terre sur le cercueil. Une inscription hébraïque doit figurer sur le monument funéraire.

Après l’inhumation, commence une période de deuil qui comporte trois étapes : 7 jours, 30 jours et 1 an.

Dans la religion juive, la crémation est strictement interdite ainsi que le don des organes.

Le rite musulman

Après le décès, quatre personnes du même sexe que le défunt procèdent à la toilette du corps selon un rituel précis afin de le purifier. Les soins de conservation sont strictement interdits, tout comme photographier la dépouille.

Lors de la veillée funèbre, un imam récite des sourates du Coran en présence des proches.

L’inhumation se déroule dans un délai de 48 heures maximum après la mort. Emmené au cimetière dans un cercueil en bois tendre, le corps est ensuite enfoui à même la terre. Il est placé sur le côté droit, la poitrine tournée vers la Mecque.

Selon la tradition, seuls les hommes assistent à la cérémonie et les femmes attendent le lendemain pour venir au cimetière. Le monument funéraire doit être d’une grande sobriété et comporter une inscription d’un verset du Coran.

Dans la religion musulmane, la crémation est strictement interdite ainsi que le don des organes.